Pierre est jeune diplômé et il vient de décrocher son 1er emploi. Bravo Pierre!
Il n'a pas démérité: il a envoyé 200 candidatures, a régulièrement mis à jour son profil sur les réseaux sociaux, a passé 15 entretiens de recrutement.Mais voilà, son employeur a mis fin à sa période d'essai au bout d'un mois.
La cause? Il était en retard plus d'un jour sur deux.
"Des problèmes de réveil Pierre?". Non, il est juste usager du RER A.
Donc, il est en retard à cause d'un "malaise voyageur", de "divers incidents", d'un "signal d'arrêt d'urgence tiré", d'un "problème de signalisation",...
"Des problèmes de réveil Pierre?". Non, il est juste usager du RER A.
Donc, il est en retard à cause d'un "malaise voyageur", de "divers incidents", d'un "signal d'arrêt d'urgence tiré", d'un "problème de signalisation",...
Pierre s'est plaint à la RATP et on lui a expliqué que le RER A est le train transportant le plus de personnes par jour en Europe :1,3 million ! Et "c'est complexe de faire voyager autant de gens sans incident".
OK, j'en prends bonne note mais Pierre repasse quand même par la case chômage.
De plus en plus de recruteurs parisiens demandent à leurs candidats leurs moyens de locomotion. S’ils mentionnent le RER A, une petite phrase apparaît dans le dossier « Point de vigilance : ponctualité (RER A) ». Voici comment 4 lettres deviennent un frein à l’emploi dans un pays où plus de 10% de la population active est sans emploi.
Que faire face à cette situation ? Demander à la SNCF et la RATP de revoir leur système ? Oui mais cela prendra beaucoup de temps.
Sinon, inspirons-nous des entreprises les plus à la pointe en matière de ressources humaines et fournissons des outils de travail mobiles pour que RER A ne rime plus avec perte de productivité.